
Les Cafés Mortels sont des rencontres conviviales où l’on se retrouve pour parler librement de la mort, de la fin de vie et du deuil, autour d’un café ou d’une tisane.
Créés en 2004 par le sociologue et anthropologue suisse Bernard Crettaz, ces moments d’échange sont nés d’un constat simple : dans nos sociétés modernes, la mort est souvent mise à distance et les endeuillés ont peu de place pour parler de leurs défunt.e.s.
« Dans cette communauté provisoire, on peut tout ou ne rien dire ; (...) On n’est obligé à rien et c’est pour cela qu’on peut beaucoup se permettre y compris d’immenses éclats de rire comme dans les repas d’enterrements ou les fêtes mortuaires » Cafés Mortels, sortir la mort du silence, Bernard Crettaz 2010.
Un Café Mortel offre un espace chaleureux et bienveillant de partage où chacun.e est libre de s’exprimer ou de rester dans l’écoute sans aucun jugement, ni commentaire. Il ne s’agit ni d’une thérapie, ni d’un débat, mais sont une invitation à libérer la parole dans l’espace public.
il n’y a pas de thème imposé aux échanges : le moment se construit à partir de la parole qui émerge.
Les Cafés Mortels sont ouverts à toutes et tous, sans prérequis ni croyance particulière. L’essentiel est de créer un moment de partage, de réflexion et d’humanité... le temps d'un café.




